The Shadow Line
Dans la lignée des « Luther », « The Wire » and Co, « The Shadow Line » (1 seule saison – 7 épisodes) prouve une fois de plus que nos voisins outre-manche n’ont plus grand chose a envier à leurs cousins étoilés (hormis peut-être des budgets faramineux à la HBO ou Spielberg factory…)…
Filmé au cordeau, dans la veine des polars les plus durs, construit sur une trame quelque peu alambiquée certes mais ô combien crédible hélas, TSL nous propose avant tout une plongée dans un enfer ciselé, une sorte de virée dans les méandres de la manipulation, des réseaux mafieux et de leurs ramifications indéniables.
Efficace, redoutable, monté comme une horloge, l’intrigue nous prend par les coucougnettes pour mieux nous les serrer aux moments adéquats. Notons une superbe synergie réalisation – sound design parfaitement maîtrisée dans ce mariage exemplaire, aussi bien pour les yeux que pour les oreilles. La bande son remarquable souligne habilement chaque montée en puissance et la chanson du générique laissera des traces dans votre mémoire à n’en pas douter.
Au registre des regrets on pourra chipoter sur un casting inégal (notre « héros » surjouant un tantinet pour convaincre pleinement et sa collègue fleurant le texte apprit par coeur, une réplique sur deux) malgré les prestations remarqués de Jay et Gatehouse, deux véritables « méchants » dont tout bon Maître de Jeu / Scénariste ne peut que s’inspirer, un rythme parfois hésitant (long au démarrage pour le pilote puis tirant sur la corde quant au Final) . Mais bon, ce sera vraiment pour chipoter hein : )
Bref un bon 18,5 sur 20 pour ma part et sans aucun doute l’une des mini-séries à ne manquer sous aucun prétexte si vous aimez le tirage de tripes de qualité et les VRAIS méchants en chapeau mou.
Mister G.
Critiques diverses =>Sens Critique
Bruizarium
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