Le combat ordinaire (M. Larcenet)
Et les Sfar, Trondheim et autre David B. ne cessent d’orner les couvertures des magazines. La particularité de ces personnes ? Savoir distiller à partir d’un dessin faussement simple, des histoires remplies d’humanisme, d’éthique, de philosophie et de poésie, le tout emmené par une grande rasade d’humour. À côté de ces cadors, il y a un autre animal, un cas particulier : Manu Larcenet. Celui-ci, trop rapidement catalogué comme dessinateur humoristique dans la lignée de ceux de Fluide Glacial, a en réalité un talent protéiforme. Ainsi qu’il nous fasse rire (Bill Baroud, Soyons fous, La loi des séries), ou qu’il se dévoile (On fera avec, Presque, L’artiste de la famille) à chaque fois il ne cesse de dérouter le lecteur par sa faculté à jongler constamment entre le dramatique, la gravité et l’humour sans que ça nuise au rythme général. Et justement dans sa nouvelle fournée il nous distille le meilleur de lui-même. On pourra même penser, en tombant presque dans les clichés, que c’est l’album de la maturité. Malgré tout, nous ne sommes pas vraiment éloignés de la réalité.
- krinein.com
Autant de moments où Larcenet mêle une qualité d’écriture étonnante, très maîtrisée, alternant style « popu » et passages plus littéraires, à un graphisme ultra-expressif et qui se donne des faux airs d’adolescent.
- fluctuat.net
Si le dessin, un peu monotone et franchement banal, ne suscite pas mon enthousiasme, j’ai été séduite par le ton simple mais profond des propos des personnages. Manu Larcenet dresse des portraits d’une grande humanité, faisant surgir et s’alterner les défauts et les qualités de chacun sans que cela ne sonne faux à aucun moment. Et tout commentaire de cet album ne serait pas complet s’il n’évoquait pas l’humour présent dans chacune de ses pages.
- colimasson.over-blog.com
Bruizarium
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